Energie
La seule fabrication des enrobés routiers représente en France une dépense d'énergie de plus de 8000 millions de kWh par an. Mais les consommations d'énergie dans les Travaux Publics interviennent aussi à bien d'autres niveaux. A eux seuls, les transports de matériaux et l'utilisation des engins de chantiers absorbent de grandes quantités de gas-oil, auxquels il faut rajouter les déplacements quotidiens de plus de 200 000 salariés. Réduire les coûts énergétiques des chantiers, ainsi que la part des énergies fossiles consommées, représente donc une priorité pour la profession.
Matériaux naturels
On extrait chaque année en France 428 millions de tonnes de granulats naturels provenant des carrières règlementées, dont 78% sont utilisés par les travaux publics. Les entreprises de TP proposent aujourd'hui des solutions de substitution qui présentent un double avantage. Elles contribuent à préserver les ressources en matériaux naturels qui commencent à être sérieusement limitées dans certaines régions. Elles permettent d'éviter des transports qui, même pour des chantiers relativement modestes, peuvent facilement atteindre des volumes de plusieurs dizaines de milliers de tonnes.
Déchets
Outre les déchets inertes qui sont valorisés à plus de 75%, les entreprises de TP produisent chaque année 1,5 millions de tonnes de déchets banals et 1,2 millions de tonnes de déchets dangereux (données IFEN 2004). Elles doivent les éliminer en respecter les exigences règlementaires qui s'appliquent à tous les déchets des entreprises. Mais chaque chantier est différent et la gestion des déchets nécessite le plus souvent des adaptations au cas par cas. Par ailleurs, pour certains types de travaux, se développent aujourd'hui de nouvelles techniques qui entraînent une réduction notable des quantités de déchets produites.
Eau et sols
Pour l'eau, les enjeux concernent les consommations et la gestion des eaux pluviales, qui peut nécessiter la mise en place de dispositifs particuliers pour les travaux de terrassement les plus importants. Par ailleurs, les fuites accidentelles d'hydrocarbures ou de produits dangereux représentent le principal risque de pollution, pour l'eau comme pour les sols.
Poussières et nuisances sonores
Des camions qui vont et qui viennent, des gros engins qui nivellent le terrain, des pelles qui creusent la chaussée! Le plus souvent, un chantier de travaux publics, ça fait du bruit et ça soulève de la poussière. Pour réduire ces nuisances et faire en sorte que les riverains ne se sentent pas systématiquement agressés, les entreprises de TP modifient leurs pratiques, renouvellent leurs équipements et adoptent, chaque fois que nécessaire, des dispositions particulières.
Paysages et biodiversité
Que ce soit en plein champ ou en zone urbaine, un chantier modifie un paysage. A son échelle, il peut aussi perturber tout un écosystème ou porter atteinte aux végétaux et aux espèces animales les plus fragiles qui se trouvent dans son environnement immédiat. Bien évidemment, les risques varient d'un chantier à l'autre et les mesures à prendre doivent être adaptées au cas par cas.